Alyah, d’Éliette Abécassis


Salut à tous,

Aujourd’hui, je voulais vous parler du roman Alyah d’Éliette Abécassis.

1. Les informatiques techniques.

– Titre : Alyah.
– Auteur : Éliette ABECASSIS.
– Éditions : Albin Michel.
– Genre : contemporain/ témoignage.
– Nombre de pages : 256 pages.
– Date de publication : mai 2015.

2. L’histoire (quatrième de couverture).

« Il y a quelques années, je sortais dans la rue avec une étoile de David autour du cou. J’étais fière de m’appeler Esther Vidal et je ne baissais pas la voix pour dire mon nom. Nous n’étions pas en danger dans la ville. Ni agressés à la sortie de l’école, de la synagogue, ou chez nous. Traiter quelqu’un de “sale juif” était un tabou. Je ne pensais pas qu’il pût y avoir dans Paris des émeutes contre les Juifs.
A vrai dire, je n’aurais même pas imaginé que l’on puisse entendre, lors d’une manifestation : “A mort les Juifs” ».

Alyah-Abécassis-1Crédits photo.

3. Mon avis sur Alyah d’Éliette Abécassis.

– Quand j’ai eu l’occasion de recevoir ce livre pour le chroniquer sur le blog, j’ai tout de suite accepté ! D’une part, parce que j’aime beaucoup la plume de l’auteur. Je vous parlais d’Un heureux évènement ici et d’Un secret du docteur Freud juste là. D’autre part, parce que la thématique ce de livre m’intéresse énormément. J’avoue avoir mis du temps à me plonger dedans. C’est un thème lourd, qui fait beaucoup réfléchir à notre société et je n’étais pas prête à le lire avant mes vacances d’été.
– Je l’ai donc commencé il y a peu et je ne regrette pas. Ce livre retrace en effet l’histoire d’Esther Vidal, une femme juive vivant à Paris. 2 enfants, des amours difficiles, elle nous livre son quotidien d’enseignante comme son quotidien de femme.

– Ce livre est une claque magistrale, pour tous ceux qui critiquent et qui ne devraient pas, pour tous ceux qui sont intolérants mais aussi pour ceux qui ne réfléchissent pas avant de parler.
– Esther est un personnage attachant. J’ai forcément été séduite par son côté professeur et j’ai eu l’impression de pouvoir lire les pensées secrètes d’une collègue. J’ai été profondément choquée par le récit d’Esther, qui enseigne dans une banlieue difficile du Val d’Oise, dans un établissement public.

– Elle ne parvient pas à se faire respecter de ses élèves mais elle ne baisse pas les bras. Animée d’une grande force de conviction et par des valeurs républicaines, elle aimerait apprendre à ses élèves le respect et la tolérance – à travers l’éducation civique. Tout un programme. Elle subit pourtant des actes d’incivilités qui ne devraient pas exister, comme des crachats sur sa voiture. “Plus radicalement, ils ne semblent avoir aucun respect pour les adultes, et ils n’ont pas conscience qu’il existe une différence significative entre un adulte et un enfant. Personne ne leur a expliqué” (page 142).
– J’ai trouvé ces passages très éprouvants psychologiquement, probablement parce que je ne suis pas juive mais qu’il pourrait sans doute m’arriver de telles horreurs dans des établissements difficiles… Peut-être devrions-nous tenter de sauver l’éducation, tant que c’est encore possible ?

– Esther n’est pas seulement enseignante. C’est aussi et avant tout une femme alsacienne, juive et française. Oui, tout ça à la fois, c’est possible.
– Elle vit dans la peur constante de se faire violenter. Son angoisse est omniprésente. En effet, elle n’ose plus sortir de chez elle. Elle redoute des représailles. “Je suis habitée par un sentiment étrange qui pénètre en moi d’une façon insidieuse, jour après jour, heure après heure : la survie” (page 234).
– En parallèle, elle s’interroge sur son histoire avec Julien, un écrivain qui lui pose parfois des problèmes. “Quand on aime, on s’expose à souffrir” (pages 147-148).
– Mais elle se demande aussi ce qu’est devenu la France. Ce pays qui change, chaque jour un peu plus, la fait beaucoup souffrir. Devra t-elle quitter son pays et faire son “alyah” pour ne plus être victime de racisme ? A vous de le découvrir en lisant ce livre ! “Il y a quelques années, je ne me savais pas en exil sur ma terre natale” (page 16).

4. En bref.

– J’ai été très touchée par ce roman et je ne peux que vous le recommander vivement ! La plume de l’auteur est toujours aussi belle. Elle est juste, bien affutée et elle permet de mettre le doigt sur une situation difficile.
– Je trouve que ce roman pourrait également faire un très bon film, je le vois bien adapté sur grand écran afin de toucher un plus large public !
– Je pense que ce roman pourra plaire au plus grand nombre, parce que tout le monde peut s’y reconnaître, ne serait-ce qu’un peu. Alors n’hésitez pas et foncez !

Alyah-Abécassis-2Crédits photo.

Voilà pour aujourd’hui !
J’espère que cet article vous aura plu !
Je remercie vivement les éditions Albin Michel et Virginie pour l’envoi de ce livre !

~~ Et vous, avez-vous lu ce livre ?
~~ Si oui, qu’en pensez-vous ?
~~ Si non, pourrait-il vous intéresser ?

Je vous souhaite une bonne journée, merci de me suivre !

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2 commentaires sur “Alyah, d’Éliette Abécassis

  1. Ce n’est pas une lecture détente pour les vacances, mais il me fait envie!

  2. Franchement, à la base, la cover ne me parlait pas mais la critique que tu en as fait me branche carrément !

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