Salut à tous,

En ce moment, je ressens le besoin de vous pondre des billets Humeurs.
Je poursuis aujourd’hui avec un sujet qui me tient particulièrement à cœur, à savoir, le harcèlement scolaire. Le numéro d’appel national est le 0808.807.010.


Le 5 octobre prochain, l’association Marion La Main Tendue mènera une journée de lutte contre le harcèlement scolaire.
N’hésitez pas à participer à cette journée d’action en portant du bleu ou en partageant un post sur les réseaux sociaux.

 1. Le harcèlement scolaire peut être physique comme moral.

– Selon les chiffres du Ministère, 10% des élèves sont touchés par le harcèlement scolaire. Quid des élèves qui ne s’expriment pas ? Peut-être ce chiffre est-il sous-estimé. En effet, face à cette situation très douloureuse, de nombreux enfants n’osent pas parler.

Pas de profil type.

– Un des véritables problèmes du harcèlement est, à mon sens, qu’il n’y a pas de profil type concernant la victime. Il suffit d’une différence, d’un petit rien ou d’un visage que d’autres n’aiment pas et c’est là que tout peut basculer. Même les bons élèves ne sont pas épargnés. Porteur de lunette, élève aux cheveux roux, acné, poids léger ou lourd, les élèves d’une classe sont passés au crible par leurs bourreaux.
– Les élèves harcelés vivent alors bien souvent une longue descente aux enfers. Comment ne pas les comprendre ? Iriez-vous au travail, vous, si vous étiez traités de la sorte ?

Quelques exemples.

– Je vais vous donner quelques exemples ci-dessous, non pas par masochisme, mais pour aider à une prise de conscience collective. Tous sont des exemples réels et concrets, lus dans divers témoignages ou relatés par des proches. Ayant moi-même connu le harcèlement scolaire, j’y ai glissé quelques exemples personnels, raison pour laquelle je suis très émue en rédigeant ces lignes. « Salut morue, boloss, bouffon, tu sers à rien, t’es moche, tu n’devrais pas exister, t’es gros, bouboule, calculatrice, salope, intello, grosse vache, masque de cire, gros sac, tu pues, casse toi, va te laver, pétasse, triso, t’es nul, rouleau de PQ, pauvre tâche, on t’a jamais aimé, baleine, tes fringues sont trop moches, cassos, dégage » et tant d’autres horreurs.

Des humiliations.

– Cartable lancé d’un étage élevé, moqueries concernant un élève brillant qui n’a pas réussi un contrôle, jeux de mots sur un prénom ou un nom de famille, cartable placé dans la poubelle de la cour de récréation, remarques sur la tenue vestimentaire, sous-entendus, moqueries, cyber harcèlement, racket, rumeurs, injures, claques, pression pour faire le travail des autres, humiliations, gestes violents, mise à l’écart, rejet, exclusion du groupe classe et parfois graves agressions voire viols, sont le lot quotidien de certains élèves.
– Pour d’autres, il faut rajouter le harcèlement et les humiliations sur les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Instagram, SnapChat, tout y passe tant que les bourreaux font souffrir leur victime.

2. Une confiance en soi détruite.

– Le harcèlement scolaire fait des ravages sur les élèves, qu’ils soient enfants comme adolescents. Arriveriez-vous à garder confiance en vous, si vous étiez humilié et terrorisé ainsi ?
– Force est de constater que la plupart des élèves victime de harcèlement ont l’impression de n’avoir aucune valeur. Peu à peu, l’image qu’ils ont d’eux n’est plus qu’un lointain souvenir. Ils pensent alors être l’image criée haut et fort par leurs bourreaux.

Les moqueries fragilisent.

– Les moqueries les fragilisent et les rendent vulnérables. En quête d’identité, comment évoluer lorsqu’un autre vous rabâche au quotidien que vous n’avez pas votre place sur notre planète ?
– Le bouc émissaire se sent bien sûr à part, mais il faut dire que les autres le lui font bien sentir. Exclu du groupe, il n’est pas comme “tout le monde”. Le groupe est solidaire, uni et tous se moquent ouvertement d’une seule et même personne, pourtant innocente et victime d’un complot tellement injuste ! En général, si quelqu’un ose défendre une victime, elle devient victime à son tour. Un rapport de force terrifiant se joue alors.

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Stop à la loi du silence !

3. Le harcèlement scolaire détruit jour après jour.

– Un élève victime de harcèlement scolaire n’évolue pas de la même manière que les autres élèves. Il a souvent honte et n’ose pas en parler. Il craint de décevoir ses parents et sa famille. N’ayant pas de camarades vers qui se tourner, il accumule des souffrances et risque de finir par saturer.

Écouter les autres.

– Beaucoup estiment malheureusement que ces actes ne sont que des « histoires de gamins ». Le personnel enseignant comme administratif ne réalise pas toujours l’ampleur de la situation comme si ce n’était pas si dramatique, au fond. C’est alors le parcours du combattant pour l’élève. Psychologiquement, le harcèlement scolaire est très difficile à vivre. Il y a des périodes où certains manquent les cours parce que ces humiliations les rendent malades, au sens propre du terme.
– Si l’élève n’est ni écouté, ni défendu, il ne faut pas s’étonner qu’il se replie sur lui-même. Souffrant de solitude, manquant de liens sociaux, il développe alors souvent d’autres troubles. Isolement social, sentiment d’insécurité, stress, anxiété, crise d’angoisse, troubles du comportement alimentaire, décrochage scolaire, absentéisme à répétition, mutilations, alcool, drogue voire suicide sont des signaux qui doivent alerter les parents comme le corps enseignant.

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4. Comment lutter contre le harcèlement scolaire ?

– Je ne vais pas vous donner de recette miracle mais simplement vous dire ce que j’ai réussi à développer après avoir été torturée psychologiquement.
– J’ai d’abord eu la chance de croiser la route de quelques rares personnes qui m’ont pris sous leurs ailes et dont je me souviendrais toute ma vie : Nadia, R. et Valérie m’ont été précieuses.

Repartir à zéro.

– Changer d’établissement peut également aider à repartir à zéro. Un lieu neutre où personne ne vous connaît est une aide immense. Pas de jugements de valeurs, aucun à priori, à vous de tisser de nouveaux liens. Quand j’ai débarqué dans un nouveau lycée, personne ne se doutait de mon passé chaotique. Aurélie et Florence ont été de merveilleuses alliées, probablement sans s’en rendre compte. Jamais je ne pourrais oublier leurs prénoms ni ce sentiment d’appartenir – enfin un peu – à un groupe et d’être « comme tout le monde ».

Reprendre confiance en soi.

– Au fil du temps, j’ai repris confiance en moi. Voyant que certains venaient vers moi pour me parler, j’ai commencé à moins paniquer et à m’affirmer davantage.
– J’ai aussi appris à faire du ping-pong verbal et à répliquer aux différentes jouxtes verbales des uns et des autres – je m’en sers d’ailleurs dans mon métier. Mes amis de l’époque disaient que j’étais « sur la défensive » parce que je ne laissais rien passer. Une réplique blessante, un mot de travers : je m’enflammais alors.
– J’ai ensuite appris à avoir de l’humour et à ne pas prendre tout mal. J’ai ainsi vécu de superbes années à l’université. Le harcèlement scolaire n’était plus qu’un mauvais souvenir. Appartenant à un groupe, tissant des liens facilement, j’étais devenue somme toute « normale » et vous n’imaginez pas quel soulagement c’était.

Apprendre à se défendre et à se protéger.

– Pourtant, j’ai beau avoir appris à me défendre et à me protéger, des séquelles subsistent encore. Après 5 ans d’études à l’université, j’ai toujours l’impression « d’être nulle », « pas intelligente », « pas très douée » ou encore « incapable de réussir ». Mon bout de papier estampillé « bac+5 » n’a pas réussi à me guérir totalement de ces années difficiles.

Panser ses blessures.

De plus, je n’ai pas non plus une très belle image de moi. Je ne m’aime pas mais je me soigne. Tenir un blog m’a beaucoup apporté et m’aide encore au quotidien parce que j’ai appris à me mettre en valeur et à m’accepter rien qu’un peu. C’est un premier pas vers la guérison. Le second pas, dans mon cas, a été de remettre les pieds dans un établissement scolaire. Autant aller dans un centre de formation ou une université ne me dérange pas, autant me rendre dans un collège, même en tant qu’enseignante, n’a pas été aisé. La première fois, j’ai revu défiler sous mes yeux les humiliations dont j’ai été victime. En traversant la cour de récréation, l’odeur de la cantine m’a donnée la nausée. Les élèves et adolescents devenus anxiogènes m’aident aujourd’hui à panser mes blessures, parce que tout se passe bien. Je me fais respecter : une belle victoire !

harcèlement-scolaireCrédits photo.

5. En bref : stop au harcèlement scolaire !

J’aimerais terminer cet article en vous conseillant, vous qui êtes enseignant, personnel administratif, parent ou amis d’un élève en retrait dans la classe, d’être très vigilant. Dans mes classes, les critiques ou insultes n’existent pas, c’est tolérance zéro. Il faut en effet prendre conscience qu’une réflexion peut faire rire certains… mais en briser d’autres, peut-être plus sensibles, certes, mais qui ont bel et bien leur place dans notre société.

En parler autour de soi.

Vous qui me lisez, n’hésitez pas à parler de ce sujet encore trop tabou autour de vous. Il faut inciter les élèves à se confier et à en parler à des adultes. Les élèves témoins des scènes si humiliantes ne doivent pas non plus rester insensibles. Il faut dénoncer, défendre voire porter plainte contre les harceleurs, parce que les élèves connaissant le harcèlement scolaire sont des victimes. Alors parlons-en et luttons tous contre le harcèlement scolaire !
Pour rappel, le numéro d’appel national est le 0808.807.010.

Voilà pour aujourd’hui !

J’espère que cet article aura pu vous intéresser et vous sensibiliser à la lutte contre le harcèlement scolaire.
Exceptionnellement, j’aimerais vous demander de ne pas hésiter à partager mon article sur les réseaux sociaux, à le liker et surtout, à en parler autour de vous.

  • Et vous, avez-vous été victime de harcèlement scolaire ou connaissez-vous des personnes qui en ont été victimes ?
  • Selon vous, comment venir en aide aux élèves victimes de harcèlement scolaire ?
  • Que pensez-vous des campagnes mises en place par le gouvernement concernant le harcèlement scolaire ?

Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire, je vous souhaite une bonne journée !

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24 commentaires sur “Le harcèlement scolaire, si on en parlait ?

  1. Certaines personnes ont tendance à penser que les enfants sont innocents. Mais les enfants sont souvent cruels entre eux, ils ne se font pas de cadeaux. C’est pourquoi j’ai partagé ton article sur ma page Facebook, pour rappeler aux autres que cette innocence n’est souvent qu’une illusion. Ils ont besoin que les adultes leur apprennent à prendre du recul et à être respectueux. Les enfants qui se font harceler ont besoin qu’on pense à eux !

    • Hello, merci pour ton commentaire et merci pour ton partage sur FB également, je suis très touchée ! Effectivement, les enfants sont plus que cruels entre eux. Ils n’ont pas toujours conscience d’aller trop loin malheureusement ! Bisous à toi 🙂

  2. au final après beaucoup beaucoup beaucoup de recul on se rend compte que le sac poubelle s en sort mieux que d autres et qu il y a énormément de jalousie! mais les séquelles restent présentes malgré le fait que l on reprenne confiance en soi petit à petit! ! mais il faut clairement en parler et que les enfants qui subissent ça en parle surtout de nos jours ou il y a de plus en plus de moyen d être cruel avec les réseaux sociaux

    • Hello ma jolie Steph, merci pour ton adorable commentaire ! C’est sûr que tout ça laisse des traces, c’est pas évident. Je t’envoie plein de bisous et te remercie pour tout <3

  3. Très beau récit malheureusement trop vrai et beaucoup trop minimisé !

    Les enfants sont très durs envers les autres, sa existe depuis tellement de temps que ça devient malheureusement encore une fois quelque chose de ” banal ” …
    Pour ma part je ne laisserais pas passer cela , il faudrait vraiment que des ” équipes d’encadrements ” mettent en place des cours de sensibilisation type comme pour le sida ou les bien faits obligatoire du préservatif ( totalement hors de sujet mais c’est pour cibler mon idée … ) .

    En tout cas merci pour ce bel article Serena 🙂

    • Coucou, merci pour ton commentaire ! Oui, je suis bien d’accord avec toi, certains banalisent totalement cette violence et je ne le comprends pas. Je te rejoins également sur le fait de mettre en place des personnes compétentes pour aider et également des campagnes de sensibilisation pour faire prendre conscience que ce n’est pas normal. Des bisous 🙂

  4. Coucou Serena,
    Je prends beaucoup de plaisir à lire tes articles humeurs. Je suis désolée d’apprendre que tu as été victime de harcèlement scolaire. Je n’ai jamais vécu cela, mais je suis bien consciente que parfois les enfants peuvent être très méchants entre eux.
    Changer d’école est je pense la meilleure des choses pour aider les enfants à se reconstruire après autant de vexations.
    J’espère que ton article pourra réconforter les personnes qui passent par ici et qui ont souffert pour les mêmes raisons.
    Je te souhaite un bon dimanche à venir,
    Des bisous,
    Lili.

    • Hello la belle, merci pour ton commentaire, je suis heureuse que mes articles Humeurs puissent te plaire 🙂
      Changer d’école aide effectivement beaucoup, à mon avis. Il faut après du temps pour se reconstruire mais ça permet de repartir sur de nouvelles bases. J’espère également que mon article pourra aider un peu. Très belle semaine à toi et encore merci de ton passage, bisous à toi 🙂

  5. Je dois avouer que c’est les larmes au bord des yeux que je commence ce commentaire.. ton histoire me touche beaucoup, et c’est un sujet qui me touche énormément.
    Ayant toujours été “hors norme” (trop petite, trop grosse, trop intello) mes années d’écoles, que ce soit en primaire ou en secondaires, n’ont pas été évidentes non plus… car en plus des élèves, certains profs n’hésitaient pas non plus à y aller de leur petite remarque… “pour bien faire” peut être, pour essayer de booster, mais ça a fait l’effet inverse.
    aujourd’hui, je n’ai toujours pas confiance en moi, et ce à tout point de vue, je n’arrive plus à m’accepter telle que je suis, et ai du mal à me montrer en public avec d’autres personnes “pour ne pas les gêner”… tout ça parce que durant ma scolarité on m’a détruite moralement et psychologiquement…

    Ton article est très bien fait, et j’espère que cela pourra en aider à s’en sortir, à faire le premier pas vers le mieux, et ne pas sombrer.

    En ce qui te concerne ma chérie, j’espère que tu (re)prendras car oui, tu es belle, oui, tu es intelligente, oui, tu es intéressante… tu es une belle personne au sens large, tu sais tout le bien que je pense de toi… <3

    Prends grand soin de toi ma belle,
    bisous <3

    • Coucou ma Hyly, je ne voulais pas te faire pleurer et j’en suis désolée ! Tout ce que je raconte est du passé, ça va mieux maintenant 🙂
      J’ai connu aussi les profs pas très délicats, si je puis le formuler ainsi, mais seulement en Terminale. Je sais effectivement que ça en booste certains, mais ça n’a jamais fonctionné avec moi. J’estime que c’est pire en réalité, parce que si tu dis toute l’année à un élève qu’il est nul, il finit par le croire. Dommage que certains ne réfléchissent pas avant de parler !
      Tu es une belle personne ma Hyly, il faut le croire et en prendre conscience ! Tu mérites d’être heureuse et moi je te trouve belle, comme tu es ! Tu ne me gêneras jamais et marcher avec toi c’est juste super parce qu’on peut parler et échanger ensemble. Les autres devraient penser pareil, c’est eux le problème, pas toi ! Apprendre à regarder avec du cœur et de l’humanité ferait du bien à beaucoup de monde apparemment ! Moi aussi je pense du bien de toi et j’espère que tu le sais aussi 😉
      Je t’embrasse fort ma toute belle <3

  6. En lisant ton article, je repars 15 ans en arrière, voir un peu plus… Et je m’y retrouve… le harcèlement scolaire m’a non seulement détruite socialement mais surtout psychologiquement : il m’a fait perdre toute confiance en moi, au point qu’a chaque fois que je suis à un cheveux de mon objectif je laisse (inconsciemment) tomber (peut être la peur de rater et subir les moquerie de l’intello qui a loupé, des moqueries …) …

    Je pense que les séquelles de ce harcèlement est un combat avec nous même qu’on aura faire toute notre vie.

    Mais dit toi une chose : ceux qui ont pu te faire du mal durant ton enfance et/ou adolescence, étaient bien souvent plus malheureux que toi, et ces mêmes personne aurons souvent bien moins réussi leur vie… Pour ma part cela c’est très souvent vérifié …

    • Coucou, merci pour ton commentaire. Je suis désolée d’apprendre que tu as connu ça toi aussi. C’est très dur et je comprends ce que tu ressens. Il faut essayer de t’accrocher parce que tu es tout à fait capable de réussir ! Plus personne ne se moquera de toi ! Tu es brillante, j’en suis certaine, il ne faut pas en douter, d’accord ? N’hésite pas à m’envoyer un petit mail si besoin <3
      Je t'envoie plein de bisous et de courage <3

  7. Franchement… “il était temps” ! Qu’on en parle, que le gouvernement prenne le problème au sérieux.
    J’ai longtemps bossé avec des jeunes en maison de quartier et il y a un truc vraiment frappant c’est qu’on a l’impression que tellement de personnes voient et ferment les yeux sur le harcèlement de certains jeunes ! Professeurs, encadrants…
    Les “harcelés” s’en trouvent d’autant plus démunis.
    Je rejoins Priscilla sur les campagnes de sensibilisation, mais qu’elles soient d’abord faites auprès du personnel enseignant: qu’ils sachent repérer et agir !Ensuite après des jeunes évidemment pour les faire réfléchir…

    • Coucou, merci pour ton message, c’est vrai que depuis toutes ces années, il était temps qu’on en parle ! Ce n’est pas comme si le problème était récent, ça existe depuis si longtemps ! Oui, je pense comme toi malheureusement, certains ferment les yeux et d’autres ne se rendent pas compte, je crois, que les humiliations peuvent bousiller la vie des enfants.
      Je vous rejoins en tout cas, Priscilla et toi, des campagnes de sensibilisation pourraient aider, espérons que ça arrive ! Bisous à toi et merci d’être passée <3

  8. C’est une catastrophe qui dure depuis que l’école existe je crois bien. Ça te tombe dessus, tu ne sais même pas pourquoi exactement et le laxisme de beaucoup d’enseignants comme le souligne Fanny confortent les harceleurs. De plus avec les réseaux sociaux, cela prend des proportions inimaginables qui conduisent certains enfants au suicide. C’est terrifiant !

    • Hello ma belle, c’est vrai que ça existe depuis si longtemps. Oui, je suis d’accord avec toi, c’est l’incompréhension totale quand ça arrive parce qu’il n’y a pas de profil type ; ça peut arriver à tout le monde. C’est vrai qu’avec les réseaux sociaux c’est atroce, certains effectivement finissent par mettre fin à leurs jours et ça m’attriste énormément. Il faut vraiment que ce problème soit pris au sérieux pour que les enfants puissent parler et s’en sortir. Bisous et merci de ton passage ma jolie ! <3

  9. coucou miss merci pour ton article qui m’a totalement touchée j’ai moi même était harcelée insultée … et ton article mérite d’être lue par les harceler qu’ils comprennent le mal qu’ils peuvent faire

    • Coucou Cynthia,
      Merci à toi de ton passage ici, ça me touche énormément ! Ohlala ma pauvre, c’est vraiment horrible ! Je ne comprends pas qu’on puisse agir ainsi, c’est affreux et ça laisse des traces !
      Je t’envoie plein de bisous ! <3

  10. Hello !

    J’ai subit le harcellement pendant de nombreuses années principalement par un garçon du CP j’usqu’au collège. Bizarrement à lire des témoignages, moi ça m’a endurcit. ca m’a apprit à en a voir rien à foutre du regard des gens. Du coup, j’vais beau etre la tete de turque par moment (et même par la suite au lycée) je m’en foutais et je me laisser pas faire. Je montrer avec des paroles qu’il valait mieux ne pas trop me chercher. C’est par contre surement cela qui a fait de moi quelqu’un d’associable (enfin je savais à qui parler, on reperd assez facilement les gens “sympa”) et qui ne sait pas aller vers les autres. Je me dis toujours même encore aujourd’hui que l’on va se moquer de moi.

    Par contre, je pouvais donc pas m’empecher de défendre des amis (ou pas forcément des amis d’ailleurs) quand on venait les emmerder ou qu’on se foutais de leur poire.

    Fin voilà, ce vécu m’aide beaucoup dans mon boulot (je travaille en école avec des enfants) !

    • Coucou Sarah,
      Bienvenue sur le blog !
      Je vois que beaucoup de personnes sont concernées par le problème du harcèlement, je trouve ça tellement dingue et pas normal du tout !
      Je comprends que ton vécu puisse t’aider, ce devait être vraiment difficile et douloureux à l’époque mais c’est vrai que se blinder peut aider, tu as raison sur ce point. Après je crois que chacun réagit à sa façon, et on est tous différents.
      Merci de ton passage ici en tout cas, ça me touche beaucoup !
      Je t’envoie de gros bisous et j’espère qu’aujourd’hui tu vas bien <3

  11. Super de faire un article là-dessus !

    Moi aussi cela me plonge dans le passé vis-à-vis de mon grand frère trop timide et gentil qui en a subit les frais au collège.

    Il était toujours premier de la classe et subissait donc la jalousie des autres élèves et comme il se laissait faire, les autres continuaient… Malheureusement, comme ce n’étaient que les filles qui l’embêtaient, il n’osait rien faire en tant que garçon.

    Il s’est fait tabassé plusieurs fois, il a développé une phobie scolaire, a été déscolarisé, a fait une dépression, a été hospitalisé…
    Et ça était la descente aux enfers…

    Tentative de suicide à de nombreuses reprises, scarifications, hypertension etc… Puis il a développé de l’épilepsie (peut-être à cause des coups à la tête qu’il a reçu lorsque sa tête a été cogné plusieurs fois contre la grille du collège).

    Il a eu pleins de problèmes de santé, il a quand même passé son brevet sans aller en cours (ma mère courrait chaque jours chez les camarades de classes pour emprunter les cahier et faire des photocopies à la poste). Je ne dis pas l’argent et le temps dépensé par ma mère chaque jours à cet effet.

    Le collège ne faisait plus rien, ne voulait plus voir ma mère. Le directeur a même interdit aux élèves de donner leurs cahier à ma mère lorsqu’elle se déplaçait à leur domicile le soir. On a même porté plainte contre l’établissement, en vain. Les professeurs n’ont rien dit, les surveillants âgés à peine d’une vingtaine d’année se disaient innocents (pour avoir était dans le même collège, je sais très bien que les surveillants jouaient copain copine avec ce type d’élève et fermaient les yeux sur l’harcèlement et les violences…).

    Bref, la vie de mon frère a était foutus… Il n’a jamais réussi à reprendre une scolarité normale dans d’autres établissement et avec ses problèmes de santé, c’est devenu impossible pour lui. Il est drogué par ses médicaments qu’il prend plusieurs fois par jours, il passe son temps à dormir à cause du traitement lourd qu’il prend et il n’a plus de vie sociale et touche l’allocation adulte handicapé à 25 ans…

    Alors que c’était un garçon sportif qui jouait au foot et faisait du vtt et de la natation, qui collectionnait les coupes, il était aussi toujours 1er de la classe et avait des amis… Il avait l’avenir devant lui et été destiné à des études brillantes. Son seul tord eu était d’être timide, gentil et de n’avoir jamais osé répliquer sur les filles…

    Aujourd’hui, il vit chez mes parents et s’adonne à sa passion : la magie, l’illusionnisme, la prestidigitation, le close-up, un peu de fakirisme et depuis peu, le mentalisme… Cela fait 10 ans qu’il s’est plongé à corps et à cœur perdu dedans. Il a plus de 400 livres sur la magie et plus d’une centaine de dvd à cet effet. Il anime parfois quelques anniversaires, mariages, réceptions de travail, soirées, salons, boites de nuits mais c’est occasionnel et cela ne suffit pas pour gagner sa vie…

    Mais lorsqu’il endosse son costume de magicien, il devient quelqu’un d’autre et oublie sa timidité. Il s’éclate et ce sont ses seuls moments de joie dans sa vie d’aujourd’hui.

    Je suis très en colère contre le collège et ces élèves. Mon frère a eu sa vie de foutue et pendant cette période ou je venais d’avoir 10 ans, j’ai était mise de côté par mes parents qui ne s’occupaient que de mon frère du matin au soir. Je me suis retrouvée livré à moi-même et je n’avais plus de contact avec mes parents pendant plusieurs années.

    L’harcèlement scolaire est un véritable fléau !! Je ressens beaucoup de colère en me remémorant ces souvenirs… L’envie de mourir de mon frère et ses multiples hospitalisations, les pleurs et le désespoir de ma mère chaque jours pendant 10 ans et encore aujourd’hui…

    • Coucou,
      Bienvenue sur le blog !
      Je comprends ta colère et ta douleur. Je pense que beaucoup n’ont pas été attentifs dans le passé. Maintenant, ça change tout doucement, mais ça prend du temps !
      Si tu souhaites en parler, n’hésite pas, j’imagine à quel point c’est difficile au quotidien.
      Merci d’avoir pris le temps de laisser un commentaire ici, ça me touche beaucoup et je pense que ton message toucheront tous ceux qui te liront !
      Je t’envoie de gros bisous !

  12. merci pour ce témoignage, cela peut peut-être aider d’autres à dénoncer ses harcèlements.
    Je suis triste pour ce qui t’est arrivé.
    Bisous

    • Hello Alexandra,
      J’espère effectivement que mon article pourra aider un peu 🙂 Ne t’inquiète, je m’en suis bien sortie je pense, je ne suis pas à plaindre et ça tout de suite mieux quand la vie d’adulte commence 😉
      Bisous à toi et merci de ton passage ici, ça me fait très plaisir !

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