L’hypersensibilité et la gestion des émotions : témoignages !


L'hypersensibilité et la gestion des émotions : témoignages ! Ce sentiment de décalage avec les autres, les émotions et le lâcher prise.

Salut tout le monde,

Je vous retrouve aujourd’hui pour un premier article sur l’hypersensibilité et la gestion des émotions à travers différents témoignages !
So, let’s go !

L’hypersensibilité et la gestion des émotions : des témoignages.

– J’ai eu envie de vous parler d’hypersensibilité parce que je suis moi-même concernée par le sujet et l’hypersensibilité. J’ai fait un appel sur Twitter et j’ai reçu plusieurs témoignages dont certains qui resteront anonymes 🙂
– Je suis heureuse de vous proposer un dossier sur ce sujet, en plusieurs parties, afin de ne pas vous assommer avec un article beaucoup trop long 😉 En outre, j’espère que cet article pourra vous aider un peu – si vous aussi vous êtes une personne hypersensible !
– Merci 1000 fois à toutes les personnes qui ont accepté de témoigner et merci notamment à Natie du blog Le petit monde de NatieAK 😉

L'hypersensibilité et la gestion des émotions : témoignages ! Ce sentiment de décalage avec les autres, les émotions et le lâcher prise.

Depuis combien temps as-tu conscience d’être hypersensible ?

– Depuis vraiment petite. Je me souviens j’étais en maternelle et je devais rapporter une boite de crayons de couleur. A la vue de la déception sur le visage de ma mère j’ai pleuré des jours entiers. Bien sûr, à l’époque je n’avais pas la notion de tout ça, mais en grandissant j’ai vite compris que j’étais plus sensible que les autres.
– Surtout quand je verse une larme en regardant une série ou que je souris et que les autres non. Je me cachais au cinéma parce que je finissais souvent en larmes. La musique et les émotions si c’est bien combiné, je pleure comme un bébé, avant j’avais honte, mais je ne me cache plus.

– Je dirais que je le sais depuis mes années lycées. Être hypersensible n’est pas une maladie donc on ne m’a jamais vraiment dit que je l’étais. C’est au fil des années qu’on se rend compte qu’on est plus émotifs et sensibles que les autres.

– J’ai pris conscience que j’absorbais différemment les émotions vers mon adolescence sans pour autant être capable de mettre un mot dessus. Étant de la team quadragénaire, les seules sources d’informations étaient les livres : lorsqu’on ne sait pas quoi chercher, il est difficile de trouver des réponses.

Vis-tu ton hypersensibilité comme une faiblesse, un handicap ?

– Cela dépend du contexte. Dans le monde du travail oui car il faut prouver aux autres que l’on sait gérer ses émotions avec tel poste et telles responsabilités.
– Dans la vie de tous les jours non, je m’émerveille devant un coucher de soleil, je souris si je suis touchée par une émotion et je pense que je capte des beaux moments que les autres ne voient pas.

– Parfois je la vis comme une chance, parfois comme une faiblesse. J’ai la chance de vivre les bons moments de façon beaucoup plus forts, mais j’amplifie également les mauvais moments. C’est parfois vraiment difficile. Il suffit que je tombe sur une info, une vidéo ou un témoignage affreux pour que ça me hante pendant des heures, voire même pendant des jours ou des semaines. Je prends tout (beaucoup trop) à cœur et parfois c’est dur pour moi, mais aussi pour mon entourage. Ça m’handicape d’autant plus lorsque je me renseigne sur des choses importantes pour moi comme la cause animale, l’écologie ou encore quand je mène mes actions bénévoles auprès des personnes en situations précaires.

– Cela n’a pas été toujours facile à gérer car l’émotion ressentie est difficile à contrôler. On peut alors considérer cela comme une faiblesse tout simplement parce qu’on ne parvient pas à maitriser cette montée émotionnelle. Cela a été quelque chose de difficile durant mes études d’autant plus que je suis dyslexique.

L'hypersensibilité et la gestion des émotions : témoignages ! Ce sentiment de décalage avec les autres, les émotions et le lâcher prise.

Te sens-tu parfois en décalage avec les autres ?

– Oui et pareil depuis toute petite. Personne ne voulait de moi comme amie. Et même encore maintenant je ne me sens pas à l’aise en groupe. Je ne ris pas des mêmes choses, je n’ai pas les mêmes sujets de conversations. Et bizarrement je me suis toujours sentie plus en adéquation avec des personnes plus âgées que moi, mais étant mal vu ; j’ai joué un personnage qui s’adapte mais qui a hâte de rentrer chez soi parce que c’est fatiguant.

– Ça m’arrive oui, complètement. J’ai de la chance d’avoir une famille et un chéri qui me comprennent et qui ne sont plus étonnés. Pour certains je peux paraître ridicule à être émue pour certaines choses. Par exemple, je vais pleurer devant un film, comme beaucoup de gens. Mais je pleure aussi devant une émission comme Maison à Vendre parce que les protagonistes sont émus…

– Comme les émotions sont décuplées et que le ressenti est plus intense que pour la majorité de la population, on ne sent pas en phase avec la normalité sociale.
– Longtemps, je me suis demandée pourquoi j’avais ce surplus émotionnel, pourquoi j’étais plus touchée là où les gens sont quasi indifférents. Cette différence nous fait nous questionner car on ne se sent pas en phase avec le groupe.

Est-ce que tu arrives à accueillir tes émotions facilement ? Qu’elles soient positives ou négatives ? Arrives-tu à lâcher prise facilement ou es-tu tout le temps dans le contrôle ?

– La plupart du temps je me sens submergée par un flot d’émotions. Je réagis mal au début et puis avec du recul et du temps je les apprivoise.
– Toujours dans le contrôle sauf quand ça ne vient pas de moi et je me rends compte que je ne peux pas tout contrôler et que ce n’est pas si mal.

– J’ai mis du temps avant de réussir à les accueillir, par peur du regard des autres. Comme je disais juste au-dessus, pleurer devant Maison à Vendre c’est assez rare. Pendant des années j’ai fui et j’allais me cacher lorsque j’étais triste. Maintenant je m’en fiche. Quant aux émotions positives, elles étaient plus simples à laisser paraître. C’est plus “normal” aux yeux de la société de pleurer de joie à l’annonce d’une bonne nouvelle que de pleurer devant un film.

Des émotions exacerbées.

– Ça dépend de mon entourage, de la situation. Si c’est quelque chose qui me tient vraiment à cœur, c’est très compliqué pour moi de garder le contrôle sur mes émotions, peu importe où je suis, avec qui et ce que je fais. Il m’est déjà arrivé d’éclater en sanglots au milieu d’un supermarché et maintenant je m’en fiche totalement. Si ça arrive, c’est que ça doit arriver. Et je sais que plus je me retiens, plus ça va exploser plus tard. Ceci dit, il m’arrive quand même de me contrôler pendant des mois si je sais que mon problème touchera mon entourage. Je ne dirais rien pour ne pas les attrister. Parce que je sais que s’ils sont tristes, je le serai encore plus. C’est un cercle vicieux.

– Tout dépend avec qui je suis et de l’émotion : je ne sais jamais ce qui va me toucher et quand ça va arriver. Cela va dépendre de beaucoup de facteurs : mon état émotionnel, mon état de fatigue et ma réceptivité à l’instant J.
– Je ne vais donc pas les accueillir de la même façon selon le contexte : si je suis en confiance, je les laisse s’exprimer. Si je suis en dehors de mon groupe familial, je vais tenter de contrôler cette montée émotionnelle car je ne sais pas comment elle sera interprétée.

As-tu le sentiment d’absorber un peu trop les émotions des autres ? Et si oui, parviens-tu à le gérer et à prendre un peu de recul et de distance parfois ?

– Ah ça oui. Et ça joue sur mon moral. C’est soi-disant facile de me parler. J’écoute, je ne juge pas. Les gens se confient à moi. Mais il m’arrive d’avoir le moral à plat suite à trop de négativité extérieure.
– Ça dépend des fois. Si par exemple dans ma vie j’ai beaucoup de choses à gérer d’un coup, je pète un câble. Mais je finis toujours par me raisonner. Ça prend juste 1 semaine au lieu de 1 jour.

– Oh oui ! Je n’oublierai jamais le jour où ma mère m’a dit que je suis une éponge, et qu’il fallait que j’apprenne à prendre du recul. Des années plus tard rien n’a changé… Je ne changerai pour rien au monde parce que cette sensibilité, c’est ce qui fait qui je suis. Et je m’efforce d’en faire une qualité.
– Franchement… Non. La seule chose qui fait que je peux prendre du recul, c’est de ne pas être au courant. Je suis parfois obligée de me “voiler la face” pour ne pas prendre les choses à cœur.

– C’est l’un des grands points faibles de l’hypersensibilité : j’ai appris à m’entourer de personnes saines afin de me protéger. Dans le cas contraire, ça peut vite devenir invivable émotionnellement car tout est tellement fort que ça engendre un stress épouvantable. J’ai ainsi un cercle d’ami(e) restreint et je suis très vigilante lorsque je rencontre de nouvelles personnes.

Aurais-tu des conseils à donner pour mieux gérer ses émotions ?

– Mmmm difficile on est tous différents. Je dirai qu’il ne faut pas tout prendre personnellement. Je fais cela maintenant au travail. Je prenais tout mais vraiment tout à cœur. Mais je me dis désormais qu’il ne faut pas se rendre malade pour un job et oui c’est alimentaire, mais j’en ai trouvé 2, je pourrai en trouver un 3ieme. Donc je ne prends plus personnellement. Je ne dirai pas qu’il faut se foutre de tout, mais ne plus partir du principe que notre vie est en jeu.

– Je suis encore en train de chercher comment vivre mieux avec l’hypersensibilité, mais je peux conseiller quelque chose : toujours chercher le bon côté d’une situation. Parfois il n’y en a pas, parfois il y en a. Ça ne marche pas à tous les coups, mais ça peut se tenter. Le positif attire le positif, comme dit Léna Situations + = + !

– Lorsque je sens que ma charge émotionnelle sature, j’évite les contacts qui sont susceptibles de me fatiguer : c’est surement pour cela que je choisis consciencieusement mes amies. Je vais aussi me protéger en me coupant de la source émotionnelle : faire une pause sur les réseaux sociaux et des médias est très efficace et salvateur. On peut alors mieux se décharger de ce surplus émotionnel et retrouver une certaine sérénité.

En bref. L’hypersensibilité et la gestion des émotions.

– Vous l’aurez compris, l’hypersensibilité est le fait de tout ressentir plus fort en terme d’émotions et de sensibilité. Tout nous touche plus, plus fort que la moyenne, on a tendance à absorber les émotions des autres et prendre de la distance est parfois difficile, surtout quand on a beaucoup d’empathie. On se sent souvent en décalage avec les autres, on aimerait pouvoir tout contrôler et accepter ses émotions peut être compliqué voire infaisable.

Essayer de faire une qualité de cette hypersensibilité.

– De ce fait, chercher le positif et s’entourer de personnes bienveillantes me semble essentiel pour vivre au mieux son hypersensibilité.
– En tout cas, je suis très heureuse de tous ces témoignages car chaque personne vit différemment son hypersensibilité ! J’espère que vous aurez pu en apprendre davantage sur ce sujet et je vous donne rendez-vous prochainement pour la suite de ce dossier sur l’hypersensibilité 🙂

L'hypersensibilité et la gestion des émotions : témoignages ! Ce sentiment de décalage avec les autres, les émotions et le lâcher prise.

Voilà pour aujourd’hui !
J’espère que cet article vous aura plu !
Si tel est le cas, n’hésitez pas à le commenter, à le liker, à le partager sur les réseaux sociaux et à épingler mes photos sur Pinterest !

ET VOUS :

  • Connaissez-vous l’hypersensibilité ?
  • Si oui, une personne de votre entourage est-elle hypersensible ?
  • Si non, cette façon d’être vous touche t-elle ?
  • Avez-vous des conseils pour mieux gérer ses émotions et son hypersensibilité ?

Je vous souhaite une belle journée, merci pour vos commentaires !

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14 commentaires sur “L’hypersensibilité et la gestion des émotions : témoignages !

  1. Hello ma douce,

    Très intéressant cet article sur l’hypersensibilité ! J’ai beaucoup aimé lire différents témoignages et points de vue 🙂

    Gros bisous

  2. Je pourrai en parler des heures.
    Mon cadet est hypersensible.
    Ce n’est pas facile à gérer pour la personnes et l’entourage.
    Dur dur de grandir avec ces ressentis.
    Merci pour cet article.
    Bises

  3. Coucou,

    oui, je te comprends, difficile cette gestion au quotidien..
    Je n’ai pas de conseils à donner non, car j’ai tendance à tourner en boucle aussi lorsque quelque chose me chagrine.
    Je ne sais pas à partir de quel âge on réussit à prendre de la distance comme tout le monde le conseille lol

    En tous cas, ça doit te faire du bien d’en parler.
    Gros bisous

  4. Coucou !
    Il est superbe cet article, je suis moi aussi hypersensible et ça n’est pas évident de vivre avec ça je trouve.
    Bisous

  5. Coucou ma belle
    Merci beaucoup pour ce bel article, je me suis reconnue à plusieurs reprises, ce n’est pas tous les jours simple tout ça, mais ça aide de lire des avis à ce sujet.
    Bises

  6. Coucou Elodie,
    AL’hypersensibilité, on pourrait en parler des heures.
    Ce n’est pas toujours facile à gérer, on est parfois même dépassé par ce flot émotionnel, mais il faut malgré tout apprendre à vivre avec.
    Ton article est très riche car tu as su regrouper plusieurs témoignages, ce qui permet de mieux percevoir le ressenti général.
    Gros bisous

    • Hello Natie,
      Oui c’est certain, il y a beaucoup à dire sur le sujet 🙂 Effectivement il faut apprendre à vivre avec et ça vient avec le temps je pense ^^
      Des bisous !

  7. Coucou mon Elodie,
    Ton article me parle tellement ! Merci, il est super intéressant !
    Bisous et bonne soirée