Elle s’appelait de Sarah, de Tatiana de Rosnay


Salut tout le monde,

Aujourd’hui, je voulais vous parler d’un livre très poignant. Il m’a d’une part bouleversée et d’autre part, réconciliée avec l’Histoire. Il s’intitule Elle s’appelait Sarah.
C’est le premier livre de Tatiana de Rosnay que je lis et je ne remercierais jamais assez mon amie C, sans qui je serais – à coup sûr – passée à côté d’une romancière de grand talent.

1. Les informations techniques.

– Titre : Elle s’appelait Sarah.
– Auteur : Tatiana DE ROSNAY.
– Éditions : Le Livre de Poche.
– Genre : drame.
– Nombre de pages : 404 pages.
– Date de publication : mai 2010.

2. L’histoire (quatrième de couverture).

« Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit.
Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.

Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv.
Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et changer sa vie à jamais.

Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.
Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succès international, avec des traductions dans une vingtaine de pays ».

elle-sappelait-sarah-tatiana-de-rosnayCrédits photo.

3. Mon avis.

– Ce livre retrace l’histoire d’une petite fille nommée Sarah qui nous conte ses péripéties durant le Vél d’Hiv, à Paris. « Personne n’était plus fier de sa ville qu’un vrai Parisien » (page 59).
– Il s’agit d’une sorte d’histoire croisée qui alterne passages au passé et passages au présent. J’ai trouvé cette idée très ingénieuse. Elle permet de se sentir proche des personnages tout en réfléchissant à leurs émotions et leurs ressentiments. « Elle n’arrivait pas à pleurer. Sa peur était si grande qu’elle engloutissait tout le reste, elle aspirait la moindre de ses émotions comme un trou noir avide et monstrueux » (page 42). Ce procédé nous laisse le temps de la réflexion tout en maintenant un certain suspens ; c’est ce qui m’a tout de suite plu.

– L’histoire, vous l’aurez compris, est très difficile. Sarah, une petite fille d’une dizaine d’années, est arrêtée avec ses parents par la police française dans la nuit. Elle est juive et porte l’étoile jaune. Ses voisins ne semblent pas réagir et n’ont pas l’air atterrés par la situation, peut-être est-ce monnaie courante pour eux.
– Croyant bien faire, Sarah tente de protéger son petit frère en l’enfermant dans un abri de fortune. Elle lui promet de revenir le libérer prochainement. Mais revient-on vraiment de l’Enfer ? Est-il possible de sortir indemne des camps de concentration ?
– Une fois entrée dans un camp de concentration, Sarah change progressivement. Mais comment pourrait-il en être autrement ? « La fillette avait l’impression d’être devenue quelqu’un d’autre. Une personne dure, grossière, sauvage » (page 125).
– Sarah se sent coupable d’avoir laissé son petit frère. Elle pense sans cesse à venir le délivrer. De plus, quand Sarah voit les autres enfants, les plus jeunes, ils lui rappellent son petit frère.

– C’est à ce moment-là qu’intervient Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Julia qui compte quelques clichés sur les américains mais qui m’a semblé être un personnage humain et émotif. « Les Français étaient fermés comme des huîtres. Il ne fallait rien montrer. Rien révéler. Tout devait rester lisse et étale » (page 255).
– Julia doit rédiger un article sur la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv pour son travail. Elle se plonge alors dans une série d’ouvrages pour se documenter au mieux. Tantôt peinée, tantôt choquée par ce qu’elle apprend, sa vie ne sera plus jamais la même puisqu’elle va en effet croiser le chemin de Sarah. D’ailleurs, Sarah est-elle toujours en vie ? A t-elle pu se remettre de ces moments douloureux ? Vous le saurez en lisant ce roman.

– Ce roman est un petit bijou empreint d’une grande sensibilité et de fragilité. Il plonge aussi le lecteur dans une certaine angoisse à cause de son suspens haletant. Le lecteur se demande sans cesse ce qu’il va advenir de Sarah et si elle va réussir – ou non – à s’en sortir vivante. Je me suis sentie happée par cette histoire, à la fois terrifiée et touchée par ce qu’il est arrivé à Sarah.
– J’ai appris également bon nombre d’éléments qui m’étaient inconnus jusqu’alors. Saviez-vous que les policiers français envoyaient les juifs dans les camps de concentration ? Mes professeurs d’Histoire ont probablement cru bon de taire ce tragique épisode, aussi, même si j’avais conscience que les français avaient parfois mal agi, je ne pensais pas qu’ils avaient été à ce point barbares et violents.
– J’ai été plus que remuée par cette histoire, peut-être parce qu’il est si facile de s’identifier à cette petite fille qui n’a pourtant rien fait de mal. Elle ne comprend d’ailleurs pas pourquoi elle est emmenée et s’interroge sur ses éventuelles différences avec les autres êtres humains.
– Ce roman sur le devoir de mémoire et la culpabilité éprouvée par les différents protagonistes, mérite des éloges, tout simplement. Merci à la romancière de m’avoir transmis le goût de l’Histoire – mieux vaut tard que jamais. Merci également pour ce moment d’émotion.

4. En bref.

– J’ai été très touchée par ce roman et je vous le recommande vivement. C’est une petite merveille qui saura vous faire voyager et vous faire revivre les douloureuses épreuves de la guerre. Certes, l’histoire n’est pas réjouissante, mais il convient d’en savoir plus sur le passé pour que les mêmes erreurs ne se reproduisent plus.
– Vous suivrez également les aventures de Julia, la journaliste américaine, et vous ressentirez ses joies et ses peines au fil de ses recherches.
– Ce livre est très émouvant. Il a réussi avec brillo à me réconcilier avec l’Histoire et il m’a donné envie de dévorer de nombreux ouvrages sur le Vél d’Hiv – dans une quête de témoignages et de vérité.
– Happée, j’ai dévoré ce roman à la fois douloureux, captivant et empreint d’une certaine mélancolie.
– Sachez qu’un film portant le même nom a également vu le jour. Dites-moi si vous souhaitez que je vous en parle sur le blog.

Voilà pour aujourd’hui !
J’espère que cet article vous aura plu !

~~ Et vous, avez-vous lu ce livre ?
~~ Si oui, qu’en pensez-vous ?
~~ Si non, pourrait-il vous plaire ?
~~ Lisez-vous souvent des romans historiques ?

Je vous souhaite une bonne journée, merci de me suivre !

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8 commentaires sur “Elle s’appelait de Sarah, de Tatiana de Rosnay

  1. J’ai également été touchée par ce roman, très bien écrit et émouvant.

    Bonne semaine de lectures 🙂

  2. J’ai beaucoup entendu parler de ce livre, peut-être finirais-je par le lire. Merci pour la revue 🙂

  3. J’ai emprunté ce roman à ma mère, il faut que je lise !

  4. LesLecturesdeBibliophile sur dit :

    Une très belle chronique !!
    Il faut que je me regarde le film, tiens ce soir peut-être ! De relire tout ça, ça me donne envie !
    Merci de ton passage !

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